En 1831, après l'établissement du Vicariat Apostolique de Corée indépendent du Diocèse de Pékin, les missionnaires français débarquent en Corée. Le Saint-Siège a nommé Mgr Brugière premier vicaire de la mission de Corée. Mais mort en voya...

http://chineseinput.net/에서 pinyin(병음)방식으로 중국어를 변환할 수 있습니다.
변환된 중국어를 복사하여 사용하시면 됩니다.
https://www.riss.kr/link?id=T8716961
[城南] : 韓國精神文化硏究院 韓國學大學院, 2002
학위논문(박사) -- 한국정신문화연구원 한국학대학원 , 철학·종교학 , 2002. 8
2002
한국어
951.0585 판사항(22)
경기도
iii, 194 p. : 삽도 ; 26 cm
지도교수: 강돈구
참고문헌: p.183-190
0
상세조회0
다운로드다국어 초록 (Multilingual Abstract)
En 1831, après l'établissement du Vicariat Apostolique de Corée indépendent du Diocèse de Pékin, les missionnaires français débarquent en Corée. Le Saint-Siège a nommé Mgr Brugière premier vicaire de la mission de Corée. Mais mort en voya...
En 1831, après l'établissement du Vicariat Apostolique de Corée indépendent du Diocèse de Pékin, les missionnaires français débarquent en Corée. Le Saint-Siège a nommé Mgr Brugière premier vicaire de la mission de Corée. Mais mort en voyage à Manchouri, il n'a pas pu entamer sa mission. Avant le Traité franco-coréen en 1886, le royaume de Corée interdisait à tous les étrangers, européens ou chinois, japonais d'entrer dans le pays. Donc les missionnaires français ont du entrer ≪en la contrebande≫.
C'était Père Maubant qui a réussi à entrer en Corée en 1836 pour la première fois. L'année suivante Mgr Imbert et Père Chastan ont marché sur ses traces. L'église catholique de la Corée se développait sous la houlette de la Société des Missions-Etrangères de Paris(MEP) jusqu'en 1942 où Père Ro Ki Nam, le premier évêque coréen, a été nommé évêque du diocèse de Séoul.
Dans notre étude, nous avons tenté de comprendre les significations et l'importance de la Société et ses missionnaires dans l'histoire de l'Eglise catholique de Corée. Une importante partie de cette étude a été consacrée pour comprendre les sujests suivants: ① les activités culturelles et les caractéristiques prosopographiques des missionnaires français envoyés en mission en Corée, ② l'évolution de la pensée chez les missionnaires français en Corée, ③ le rapport existant entre leur pensée et leur opinion de la civilisation moderne occidentale.
Quand les missionnaires français ont quitté la civilisation européenne pour la Corée qui était considérée comme un pays non-civilisé, ils étaient chargés de deux missions très délicates qui étaient contradictoires ou complémentaires l'une avec l'autre. L'une était d'évangéliser la Corée. L'autre était d'apprendre les coréens à se débarrasser de leurs vieilles moeurs pour choisir la nouvelle mode de la vie et la valeur de la civilisation.
En même temps, l'église et les prêtres français du 19 ème siècle avaient une attitude d'hostilité à l'égard de la civilisation moderne et le Siècle des Lumières. A la suite de la Révolution française en 1789, et de l'établissement de la République, l'église catholique en France a subi un grand dommage matériel, par example: elle a perdu les séminaires et les monastères. De plus, les révolutionnaires et les écrivains l'avaient critiquées de conserver la croyance irrationelle contre la raison moderne. Alors l'eglise catholique en France a considéré la formation de la société séculière et les changements sociaux suivant les idées modernistes comme ≪une conspiration du diable≫ qui s'impatiente de corrompre la croyance catholique.
En ce sens-là, les missionnaires français en Corée portaient une attitude très complexe vis-à-vis de la croyance et de la civilisation. D'un côté, ils ont décrit les coréens comme les hommes qui ne connaissaient pas les valeurs de la civilisation moderne, continuant la vie pleine de tous les sauvageries. D'un autre côté, ils ont valorisé les coréens qui conservaient la croyance pure et les moeurs traditionelles sans aucune contamination de la civilisation moderne. Leur attitude était très différente de celle des marchands ou des militaires qui unilatéralement jugeaient les pays non-occidentaux selon le critère de la civilisation moderne. C'est selon la formule de 'non-occidental=non-civilisé=sauvage' qu'ils ont justifié l'impérialisme comme une mission civilisatrice.
Avec cette problématique, nous avons, d'une part, examiné les idées des missionnaires français, qui ont vécu en Corée au milieu du 19 ème siècle, sur la société coréenne et la civilisation occidentale. Nous avons, d'autre part, tenté de trouver l'origine de leurs idées.
Nous avons effectué notre étude de manière suivante:
Premièrement, nous avons tracé l'évolution religieuse de l'église catholique en France au 19 ème siècle, et analysé la formation individuelle et les caractèristiques prosopographiques des missionnaires français en mission de Corée. En ce faisant, nous avons examiné leurs vies quotidiennes et leurs activités culturelles dans la société coréenne qui, selon nous, se trouvent à l'origine de leurs idées sur la Corée.
Deuxièmement, afin de saisir la logique dans leurs idées sur la société coréenne, nous avons traité les lettres et les rapports que les missionnaires avaient envoyés au siège de Paris. Nous avons en particulier travaillé sur les documents de Monseigneur Berneux, Monseigneur Daveluy, Pères Pourthié et Petitnicolas, dans lesquels on trouve beaucoup de détails sur la politique coréenne, les caractères des coréens, la pensée coréenne, les moeurs et coutumes, les religions en Corée, ect. Dans ces documents on constate un certain changement d'opinion de la Corée chez eux.
Au début, les missionnaires français ont pensé que la Corée était le pays demi-barbare. Ils ont écrit qu'en Corée il n'y avait ni notion d'industrie moderne, ni progrès industriel, que ≪le peuple habitait sans aucune civilisation ou culture≫, qu'il ne connaissait même ni morale, ni amour conjugal, ni étiquette. Tout de même, avec le temps les missionnaires modifiaient leurs opinions de la Corée et des coréens. Ils ont commencé à acquérir une sympathie vis-à-vis de la Corée, en s'accommodant aux conditions d'existence coréennes. Cependant ce changement ne s'est pas fait en la forme linéaire. Ainsi, dans un ouvrage plus tardive d'un même auteur, on trouve tantôt les déscriptions négatives tantôt les opinions favorables.
Troisièmement, leurs opinions de la Corée dépendaient également de leur jugement sur la civilisation moderne en Europe. Nous pouvons nous en rendre compte dans une analyse de leurs jugements sur l'expédition des navires français en Corée. Quand les navires français, symbole de la civilisation moderne occidentale, et avant-garde de l'impérialisme, apparaissaient en expédition en Asie, les missionnaires français ont du faire le choix entre le refus ou le soutien. Avant l'année 1860, ils ont soutenu l'expédition des navires français. Ils ont espéré que les navires français jouaient un rôle dans la réalisation de la liberté de la religion. Néanmoins, après les affaires de Pékin(la deuxième guerre chino-anglaise) et de Cochinchine en 1860, les opérations des navires européens se sont avérées inutiles pour l'église catholique. Alors les missionnaires français de la Corée ont abandonné l'ancien jugement, et critiqué l'expédition des navires français, d'autant que les asiatiques identifiaient l'image des navires militaires avec celle des missionnaires.
Après tout cela, nous ne pouvons pas estimer que les missionnaires avaient une opinion monolithique vis-à-vis de la Corée et de la civilisation occidentale.
Ils prenaient les attitudes différents et les opinions divers selon les circonstances historiques. Il est possible de considérer que cette variation traduit la conscience confuse des missionnaires. Chez eux, leur formation et caractéristiques personelles, leur vie quotidienne, leurs activités culturelles en Corée, les images et les opinions de la société coréenne, et les jugements sur la civilisation moderne occidentale sont tous étroitement liés les uns aux autres.
Nous pouvons conclure que les missionnaires français qui habitaient en Corée au milieu du 19 ème siècle, prenaient une double attitude vis-à-vis de la Corée et des coréens qui provient d'un double jugement sur la civilisation moderne occidentale. Leur attitude complexe a continuellement joué un rôle primordial dans la formation de leurs idées sur la Corée. Elle a exercé une influence importante sur celle des chrétiens coréens.